A l'inverse de sa soeur la BLS, simple Européenne recarrossée, la CTS assume parfaitement ses origines "yankee". La qualité de fabrication en plus !
Bien évidemment, la nouvelle CTS n'entend pas bouleverser le marché de la grande routière européenne. La première génération s'est déjà cassée les dents face aux indéboulonnables Audi, BMW et Mercedes, et l'absence de Diesel reste une tare absolument rédhibitoire à ce niveau-là. De même, elle aura du mal à répéter le succès d'une Chrysler 300C à la personnalité, mais surtout au rapport prix/équipements inimitables. Pour autant, la dernière-née du clan Cadillac a au moins le mérite d'oser, notamment sur le plan stylistique, où elle tient plus de l'avion furtif que de la berline yankee traditionnelle.
Cette dernière s'avère la mieux adaptée à la philosophie de cette berline. Douce à allure paisible ou plus réactive à rythme soutenu, elle s'adapte aux humeurs de son conducteur, même si elle manque de rapidité en conduite sportive. De son côté, le V6 séduit aussi en ne rechignant pas à pousser le chansonnette au moindre appel du pied droit. Alternativement souple et onctueux à bas régimes, ou tonique et sportif à l'approche de la zone rouge, il se joue des 1,8 t de la CTS grâce à ses 311 ch. Expédiant ainsi le 0 à 100 km/h en 6,3 s. Si la Cadillac profite également d'un V6 2.8 de 211 ch, sa carrière ne prendra toutefois son véritable envol qu'à partir de 2009, avec l'arrivée d'un nouveau V6 Diesel 2.9 qui délivrera environ 250 ch.
